Bon alors là, dans la série "à la bourre", j'atteins des sommets.
Non seulement je n'ai pas encore mis les photos de mon dernier voyage au Japon datant de Février en ligne mais je n'ai même pas encore fini de mettre en ligne celles de mon voyage de l'année
passée!!! Shame on me! Il faut dire qu'avec le boulot, ces derniers temps, j'ai du mal à surnager...
Donc aujourd'hui ce sont mes photos de Hiroshima. Evidemment, de part son histoire ce n'est pas la ville dont on rêve pour les vacances mais pour moi elle s'inscrivait dans un voyage tout au long
du Japon et il me semblait important de faire un arret dans cette ville.
Même s'il ne reste plus grand chose de l'ancienne ville de Hiroshima, certains vestiges sont encore là. Tout d'abord, le "dome de la bombe A" qui était en fait le bâtiment qui abritait le
centre pour la promotion industrielle. L'épicentre se trouve juste à quelques mètres de là. Quand on voit l'état du bâtiment on comprend les forces qui ont été en jeu ici. Il reste aussi quelques
arbres qui malgré tout ont survécus à la bombe. Ils étaient plus éloignés de l'épicentre et sont restés vivants malgré les brûlures et les radiations.
Le musée de la bombe A est réellement bien fait. Il n'est ni simpliste, ni racoleur, ni manichéen. Il est fait de manière très intelligente et pédagogique. On aurait pu s'attendre à une vaste
accumulation de photos horribles, mais en lieu et place, les témoignages et les récits ont été privilégiés. Certains dessins et certains textes fait par les survivants sont plus que poignants et je
pense qu'ils me poursuivront longtemps.
Le monument dédié aux enfants et aussi très touchant. Il a été choisi de célébrer la mémoire de tous les enfants morts lors du drame à travers le destin d'un seul d'entre eux. Il s'agit de la
petite Sadako. Cette fillette fût atteinte par les radiation lors du bombardement. Elle n'avait pas de brûlures mais développa une leucémie quelques années après la bombe. Une ancienne légende
Japonaise dit que quiconque pliant 1000 grues en papier verra son voeu exaucé. Elle commença donc à faire des grues en papier, elle continua jusqu'à sa fin mais mourrut avant d'avoir achevé les
1000 grues. Ses camarades de classes continuèrent son oeuvre afin de récolter des fonds pour faire une statue à Sadako. Depuis lors, et même encore aujourd'hui, les grues en papier affluent chaque
année de tout le Japon pour fleurir le monument de Sadako et des enfants. Sous le monument, sur une plaque est inscrit "Ceci est notre cri, ceci est notre prière, pour construire la paix dans le
monde".
L'histoire de Sadako est
accessible ici.
Chaque année une "déclaration pour la paix" est éditée, retrouvez ici la
"Hiroshima Peace Declaration
2007".
Et sinon mes photos sont
visibles ici.